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Au regard de... - Jacques Bestoso, laïc franciscain
FRANCOIS D'ASSISE ET LES FRANCISCAINS par Jacques BESTOSO, laïc franciscain En plein quatorzième, dans notre quartier Au sept rue Marie-Rose s'élève un couvent. Des religieux y vivent en toute communauté, Cela fera bientôt presque soixante-dix ans. D'où viennent-t-ils ? Quelle est leur origine ? Ils ont pour fondateur le grand saint François, Grand saint italien d'inspiration divine Dont la vie et la mort sont force de la foi. Qui est donc ce grand saint, leur père spirituel ? Je vais en quelques lignes alors essayer D'en raconter la vie, cette vie qui est si belle Qu'on en parle toujours, qu'on ne peut oublier. Le douzième siècle est presque sur sa fin, Dix-neuf années encore et il sera achevé. Nous sommes à Assise, en Italie, en 1181 Où une riche dame va mettre au monde un bébé Sa mère lui a donné le beau nom de François Bien qu'il soit italien, mais elle savait pourquoi. Qui pouvait se douter que de ce bel enfant On en allait parler jusqu'à la fin des temps ? Fils d'un riche marchand, bourgeois installé, Son avenir, sans nul doute, sera bien assuré Son père, Bernardone, de tous est bien connu Dame Pica, sa mère, berce son fils, toute émue. Oui, mais personne ne sait que Dieu a sur lui Un projet de sainteté qui va changer sa vie. Il n'est pas vraiment beau et il n'est pas grand Mais il a de l'allure, de la grâce et de l'allant Et c'est ainsi que dans Assise il va devenir Le roi de la jeunesse, de la fête et des plaisirs. Il est bon, gai, plein de vie et de générosité Il sait ouvrir sa bourse aux mendiants et malheureux Oui, François est un jeune riche et généreux. |
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A cette époque le monde est en effervescence, Un souffle de liberté fait battre tous les coeurs Il est enfin grand temps d'abattre la puissance De cette forteresse "La Rocca" sur la hauteur. François est parmi eux, il rêve de chevalerie, Il part donc au combat avec des compagnons Mais par le sort des armes, voilà qu'ils sont trahis Ils sont fait prisonniers et jetés en prison. Le vrai temps de l'épreuve pour lui va commencer Où ses projets de gloire paraissent bien compromis Il ronge son frein, pénible est la captivité. Enfin, au bout d'un an il est libre à nouveau ; Mais une longue maladie, bien dure à supporter Va le réduire encore, hélas, à l'immobilité. Sitôt guéri, rêvant toujours de chevalerie Il part pour Spolète rejoindre ses amis. Mais là, brusquement, une voix lui demande Qui du maître ou du serviteur, qui commande ? Le maître bien sûr, a répondu François. Alors, retourne à Assise, je m'occuperai de toi. Ce sera le début du chemin de la grâce, Il demande "Seigneur, que veux-tu que je fasse ?" Et vint la réponse, celle qu'il entendit : François veux-tu me faire la grâce De réparer mon Eglise car elle tombe en ruines. A ces mots, François est rempli de joie, Bien sûr qu'il va répondre à la demande divine. Il s'agit de Saint-Damien, il en est persuadé Ce pauvre petit bâtiment en un si triste état Il faut se mettre au travail et sans plus tarder Le remettre debout, lui redonner son éclat. Mais tout d'abord il faut trouver des pierres Et il en ramassera avec beaucoup d'efforts Du bois, du mortier aussi et surtout la prière Pour soutenir un labeur si dur pour le corps Et l'argent manque, il en faut également. François vole son père, comment faire autrement ? Et Bernardone, furieux de ce fils dévoyé Qui ne cesse de lui causer tant de déshonneur Le traduit en justice, place de l'évêché Devant le seigneur évêque qui jugera sur l'heure Et là, va se dérouler une scène tragique Devant tout Assise présent et ému Son fils totalement se dévêt, c'est dramatique : Devant tous il annonce qu'il n'a plus Qu'un seul père et qu'il est dans les cieux. En arriver là, c'est tout de même malheureux ! François a vingt ans, il a choisi Dame Pauvreté Pour vivre comme son Christ et lui être fidèle. Il ne resta rien de sa vie passée, Celle qu'il s'est tracée regarde vers le ciel. Et voilà qu'un jour, monté sur un cheval François fit une rencontre, celle d'un lépreux. Chacun les fuyait, c'est un terrible mal, François ne vit en lui qu'un pauvre malheureux. N'écoutant que son coeur en une grande pitié Il le prit dans ses bras et osa l'embrasser. Cet acte de bonté, incroyable, presque fou Lui sembla, au contraire, agréable et doux Sans la grâce divine de Jésus son Seigneur Il n'aurait jamais pu surmonter cette peur. |
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Mais voilà que François bientôt est rejoint Par d'autres compagnons voulant vivre comme lui. Un, deux, puis trois, puis quatre et enfin Ils seront douze frères à partager sa vie. Ils se font appeler "frères mineurs", simplement Ainsi le veut François, il veut vivre humblement Comme Jésus, son Seigneur en toute imitation, Au service de tous, chaque jour avec passion. Et c'est ainsi que l'Ordre va se développer Avec de nouveaux frères, par cette vie attirés Servant Dieu de tout leur coeur, avec amour Vivant dans la prière, la joie aussi, chaque jour. Ils vont devenir nombreux les Franciscains, Ils vont aller partout et même jusqu'aux confins De tous les pays lointains et au-delà des mers Porter la Bonne Nouvelle aux gens de la terre. En 1219, partant à Damiette rejoindre les croisés François va être le témoin d'une grande défaite : L'armée des Chrétiens est battue, écrasée. François lui, n'a qu'une idée en tête Aller voir le Sultan et lui parler en frère Ne pas voir en cet homme seulement l'ennemi Lui parler de son Dieu, son Seigneur et son père Le convaincre peut-être, de le servir comme lui. Il n'y parviendra pas, le Sultan a sa foi Mais une grande amitié l'unira à François. De retour à Assise, François vit une grande épreuve. Dans son ordre les choses ne vont plus très bien Un nouveau ministre, Elie, va vite faire preuve D'un zèle nouveau où François n'est plus rien. Il supporte avec peine de voir se transformer Tout ce qu'avec ses frères il avait pu créer. Enfin, avec le temps les choses s'arrangèrent. Voilà qu'approchait la grande fête de Noël Et pour François cette fête lui était si chère Qu'il voulut à tout prix qu'elle soit très belle. Alors lui vient l'idée pour la solenniser De créer une vraie crèche avec des personnages Et un boeuf et un âne et aussi des bergers Et Marie et Joseph, quelle magnifique image ! Inspiré il compose une magnifique prière Dans laquelle il n'oublie aucune créature Où chaque chaque homme prend conscience de sa propre misère De son indignité, sa faiblesse mais aussi qui assure Que le Seigneur nous sauve si nous croyons en lui Car il est le chemin, la vérité et la vie. |
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Pour imiter le Christ vraiment et en tout François voulut alors connaître dans sa chair Les souffrances de Jésus, l'affreuse douleur des clous. Notre Seigneur exauça cette demande si singulière Même si cela pouvait paraître totalement fou. Là-haut sur le Mont Alverne en un 14 septembre Un séraphin ailé de ses rayons fulgurants Le foudroya alors faisant trembler ses membres Des stigmates du Christ qu'il reçut en tremblant. François va bientôt être à la fin de son temps, Ses yeux le font souffrir, il ne voit presque plus. Aux Celle de Cortone, il fait son testament Puis retourne à Assise encore une fois de plus Et c'est le quatre octobre qu'il ferme enfin les yeux Pour entrer dans le ciel, le ciel de son Dieu. Mille deux cent vingt-six, il meurt en sainteté Et deux ans plus tard il est canonisé Par le pape Grégoire II qui était son ami Et qui a jugé de bon droit qu'il en soit ainsi. Et voilà pourquoi, aujourd'hui, dans notre monde Nos Franciscains sont là et leur foi est profonde. Huit siècles ont passé depuis leur fondateur Ils sont toujours là avec la même ardeur. Nous, les fidèles de notre chère chapelle Nous les aimons et grande est notre affection. Nos cérémonies sont bien vivantes et belles, Oui, nous aimons ce couvent et cette grande maison. Saint François est présent dans nos vies et nos coeurs Nous aimons ce grand saint, sa bonté, sa douceur. Beaucoup d'entre nous vivent en fraternités Se retrouvent pour ensemble parler, chanter, prier. Dans ce monde hélas, si matérialisé aujourd'hui Il faut absolument conforter notre foi dans la vie. Saint François avec tous ses frères franciscains Nous aide chaque jour à vivre en vrais chrétiens Alors, à tous nos Franciscains, nos frères, nos amis C'est avec notre coeur que nous leur disons "Merci". |
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Date de création : 15/10/2007 * 10:44
Dernière modification : 15/10/2007 * 10:44
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Descriptif Salle Jean Duns Scot 80 m², jusqu'à 40 personnes. Une salle agréable, d'accès immédiat puisque située au rez-de-chaussée. Petites salles de réunions Egalement au rez-de-chaussée, 4 petites salles conviviales pour 4 à 8 personnes. Salle Saint-Antoine de Padoue de 100 à 300 m², avec une scène. (Jusqu'à 200 personnes). Une salle moderne, en sous-sol, avec une vaste scène, un rideau électrique. Une puissante sono, avec micros fixes et sans fil. L'éclairage permet de diviser la salle en différentes zones, et distingue la scène de la salle. Une salle donc spécialement adaptée aux conférences. Connexion Internet haut-débit, video-projecteur.
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