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HOMÉLIE  DE  LA FÊTE DU CORPS ET DU SANG DU SEIGNEUR

La fête du Corps et du Sang du Seigneur, que nous célébrons ce dimanche, s’appelait autrefois la « Fête Dieu ». Peut-être que les plus anciens d’entre nous ont connu ces grandes processions où solennellement le prêtre portait l’ostensoir sous un grand dais porté par 4 servants ?

Permettez un souvenir personnel. Je me souviens, quand j’étais enfant en Alsace, de ces magnifiques tapis de fleurs qui jonchaient les rues. Il m’a été donné lors d’un pèlerinage pédestre, il y a une vingtaine d’années, de revoir en Italie ce qui avait disparu chez nous. Les gens prenaient des congés les jours précédant la fête pour aller cueillir dans la campagne les fleurs de genêt et d’autres fleurs, afin de préparer ces magnifiques tapis de fleurs représentant parfois les écussons de leur ville.

Quelques mots maintenant sur l’histoire de cette fête.

C’est dans un contexte où la communion était peu fréquente que cette fête fut instituée en 1264 par le pape Urbain IV, originaire de Troyes et confesseur de la Bse Julienne, abbesse de Mont Cornillon, près de Liège. C’est l’époque des mystiques féminines se situant dans le sillage de la Bse béguine Marie d’Oignies. Cette fête s’étendit ensuite de la Belgique au reste de la Chrétienté au 14e siècle. C’est aussi l’époque où Claire d’Assise chassa par sa prière devant la sainte Réserve, les troupes sarrasines de l’empereur Frédéric II qui, par leurs razzias, menaçaient le couvent de St Damien et la ville d’Assise. Le souvenir en est resté pour nous dans l’iconographie. C’est enfin l’époque où les théologiens cherchaient à lutter contre diverses hérésies liées à la question de la présence réelle dans l’Eucharistie. Aussi le Concile Latran IV, définit-il en 1215 avec le mot « transsubstantiation » la transformation du pain et du vin en Corps et en Sang de Notre Seigneur Jésus Christ au moment de la consécration. Mais ceci reste un mystère.

Après ce petit rappel historique, venons-en aux textes de ce jour.

L’Eglise nous donne d’entendre 3 textes dont le premier, tiré de la Genèse, évoque la figure de Melkisédek, roi de Salem et prêtre du Très-Haut, bénissant Dieu d’avoir livré entre les mains d’Abraham ses ennemis et offrant le 1/10e du butin à Dieu. Or, dans la lettre aux Hébreux, l’auteur dit de Jésus qu’il est grand prêtre selon l’Ordre de Melkisédek pour tous ceux qui lui obéissent (c’à-d nous-mêmes) parce qu’il est la source du salut Eternel. Jésus nous a, en effet, libérés de nos ennemis (les forces du mal) par le don de lui-même en s’offrant par sa mort et sa résurrection en sacrifice de bénédiction à Dieu.

Et c’est ce que nous évoque le plus ancien récit que nous ayons de l’institution de l’Eucharistie. Saint Paul le dit lui-même en l’an 56, dans la 2e lecture de ce jour, tirée de la 1ère lettre aux Corinthiens : « Je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur », avec une invitation à renouveler ce mémorial : « Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. »

Enfin, l’Eglise nous donne à entendre le récit de la multiplication des pains tiré de l’Evangile de Luc, comme préfiguration du repas eucharistique où se manifeste la grande générosité de Dieu qui nous donne en abondance à partir du peu que nous apportons, mais que Jésus multiplie pour que chacun en soit rassasié.

Pourquoi célébrer cette fête de façon particulière puisque nous célébrons déjà l’institution de l’Eucharistie le Jeudi saint ?

C’est pour en manifester l’importance capitale. C’est le ‘viatique’, car nous sommes pèlerins et étrangers sur cette terre, que Jésus nous a donné en nous quittant afin de nous aider à traverser les âges jusqu’à son retour. Ce sacrement nous rappelle avec quelle humilité Jésus est venu au monde à Noël, comme le rappelle François d’Assise dans ses écrits, et avec quelle générosité il revient chaque jour entre les mains du prêtre dans de simples espèces : un peu de pain, un peu de vin. Bref une nourriture apparemment ordinaire qui doit nous transformer intérieurement : « Devenez ce que vous recevez, le Corps du Seigneur ». Nous le chanterons tout à l’heure en reprenant ces paroles de saint Augustin.  Jésus accepte donc, en nous donnant la possibilité de prendre part à ce repas, de se laisser assimiler par nous pour que nous soyons transformés par son Corps et son Sang, signes du don total de son Amour, et que nous constituions ainsi son Eglise, Corps ressuscité du Christ.

Frères et sœurs, devant un si grand mystère nous ne pouvons que rendre grâces dans le silence de notre cœur afin de laisser rayonner en nous l’Amour qui est Dieu pour que le monde croie. Amen !

Fr. J.B. A.

HOMÉLIE  DE  LA FÊTE DU CORPS ET DU SANG DU SEIGNEUR

La fête du Corps et du Sang du Seigneur, que nous célébrons ce dimanche, s’appelait autrefois la « Fête Dieu ». Peut-être que les plus anciens d’entre nous ont connu ces grandes processions où solennellement le prêtre portait l’ostensoir sous un grand dais porté par 4 servants ?

Permettez un souvenir personnel. Je me souviens, quand j’étais enfant en Alsace, de ces magnifiques tapis de fleurs qui jonchaient les rues. Il m’a été donné lors d’un pèlerinage pédestre, il y a une vingtaine d’années, de revoir en Italie ce qui avait disparu chez nous. Les gens prenaient des congés les jours précédant la fête pour aller cueillir dans la campagne les fleurs de genêt et d’autres fleurs, afin de préparer ces magnifiques tapis de fleurs représentant parfois les écussons de leur ville.

Quelques mots maintenant sur l’histoire de cette fête.

C’est dans un contexte où la communion était peu fréquente que cette fête fut instituée en 1264 par le pape Urbain IV, originaire de Troyes et confesseur de la Bse Julienne, abbesse de Mont Cornillon, près de Liège. C’est l’époque des mystiques féminines se situant dans le sillage de la Bse béguine Marie d’Oignies. Cette fête s’étendit ensuite de la Belgique au reste de la Chrétienté au 14e siècle. C’est aussi l’époque où Claire d’Assise chassa par sa prière devant la sainte Réserve, les troupes sarrasines de l’empereur Frédéric II qui, par leurs razzias, menaçaient le couvent de St Damien et la ville d’Assise. Le souvenir en est resté pour nous dans l’iconographie. C’est enfin l’époque où les théologiens cherchaient à lutter contre diverses hérésies liées à la question de la présence réelle dans l’Eucharistie. Aussi le Concile Latran IV, définit-il en 1215 avec le mot « transsubstantiation » la transformation du pain et du vin en Corps et en Sang de Notre Seigneur Jésus Christ au moment de la consécration. Mais ceci reste un mystère.

Après ce petit rappel historique, venons-en aux textes de ce jour.

L’Eglise nous donne d’entendre 3 textes dont le premier, tiré de la Genèse, évoque la figure de Melkisédek, roi de Salem et prêtre du Très-Haut, bénissant Dieu d’avoir livré entre les mains d’Abraham ses ennemis et offrant le 1/10e du butin à Dieu. Or, dans la lettre aux Hébreux, l’auteur dit de Jésus qu’il est grand prêtre selon l’Ordre de Melkisédek pour tous ceux qui lui obéissent (c’à-d nous-mêmes) parce qu’il est la source du salut Eternel. Jésus nous a, en effet, libérés de nos ennemis (les forces du mal) par le don de lui-même en s’offrant par sa mort et sa résurrection en sacrifice de bénédiction à Dieu.

Et c’est ce que nous évoque le plus ancien récit que nous ayons de l’institution de l’Eucharistie. Saint Paul le dit lui-même en l’an 56, dans la 2e lecture de ce jour, tirée de la 1ère lettre aux Corinthiens : « Je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur », avec une invitation à renouveler ce mémorial : « Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. »

Enfin, l’Eglise nous donne à entendre le récit de la multiplication des pains tiré de l’Evangile de Luc, comme préfiguration du repas eucharistique où se manifeste la grande générosité de Dieu qui nous donne en abondance à partir du peu que nous apportons, mais que Jésus multiplie pour que chacun en soit rassasié.

Pourquoi célébrer cette fête de façon particulière puisque nous célébrons déjà l’institution de l’Eucharistie le Jeudi saint ?

C’est pour en manifester l’importance capitale. C’est le ‘viatique’, car nous sommes pèlerins et étrangers sur cette terre, que Jésus nous a donné en nous quittant afin de nous aider à traverser les âges jusqu’à son retour. Ce sacrement nous rappelle avec quelle humilité Jésus est venu au monde à Noël, comme le rappelle François d’Assise dans ses écrits, et avec quelle générosité il revient chaque jour entre les mains du prêtre dans de simples espèces : un peu de pain, un peu de vin. Bref une nourriture apparemment ordinaire qui doit nous transformer intérieurement : « Devenez ce que vous recevez, le Corps du Seigneur ». Nous le chanterons tout à l’heure en reprenant ces paroles de saint Augustin.  Jésus accepte donc, en nous donnant la possibilité de prendre part à ce repas, de se laisser assimiler par nous pour que nous soyons transformés par son Corps et son Sang, signes du don total de son Amour, et que nous constituions ainsi son Eglise, Corps ressuscité du Christ.

Frères et sœurs, devant un si grand mystère nous ne pouvons que rendre grâces dans le silence de notre cœur afin de laisser rayonner en nous l’Amour qui est Dieu pour que le monde croie. Amen !

Fr. J.B. A.

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Date de création : 30/05/2016 * 07:49
Catégorie : Hier et aujourd'hui - Homélies
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Thèmes spirituels
Renseignements

Pour nous joindre :
7 rue Marie-Rose 75014 PARIS
téléphone : 01 40 52 12 70
télécopie : 01 40 52 12 90
accueil@franciscains-paris.org

La porterie est ouverte
de 8 h 45 à 11 h 45 et
de 14 h 30 à 18 h 30

(sauf le dimanche)

La chapelle est ouverte
de 7 h 30 à 12 h 30
de 14 h 45 à 19 h 30.

  8 h : Laudes (dim. 8 h 45)
12 h : messe communautaire
18 h 30 : prière silencieuse
19 h : vêpres
DIMANCHE messe à 10 h 30

location des salles

Descriptif

Salle Duns Scot

80 m2, jusqu'à 40 personnes. Une salle agréable, d'accès immédiat puisque située au rez-de-chaussée.

Petites salles de réunion

Egalement au rez-de-chaussée, 4 petites salles conviviales pour 4 à 8 personnes.

Salle Saint-Antoine de Padoue

de 100 à 300 m2, avec une scène (jusqu'à 200 places).

Une salle moderne, en sous-sol, avec une vaste scène, un rideau électrique. Une puissante sono, avec micros fixes et sans-fil. Connection internet haut-débit, vidéo-projecteur. L'éclairage permet de diviser la salle en différentes zones, et distingue la scène de la salle. Une salle donc spécialement adaptée aux conférences.

Réservations :

Toutes les réservations se font par écrit après accord du frère responsable,

pour tout contact : salles@franciscains-paris.org

Photos salles

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