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RÉPERTOIRE DES SAINTS, BIENHEUREUX, SAINTS FRÈRES FRANCISCAINS QUI FONT, OU ONT FAIT L’OBJET D’UN CULTE, OU DONT LA CAUSE DE BÉATIFICATION EST DÉPOSÉE, QUI ONT ILLUSTRÉ LE TERRITOIRE DE NOTRE PROVINCE DE FRANCE ET BELGIQUE FRANCOPHONE.

N.B. : « Bx » ou « S. » : vénérés comme tels, faisant l’objet d’un culte, mais ayant disparu du Sanctoral Franciscain . Certains sont vénérés dans l’ordo d’un ou de plusieurs diocèses.
 Bx ou S.: officiellement vénérés par l’Église.

 Le Bx fr. Pacifique  Nous ne connaissons ni son nom civil, ni sa date de naissance. Nous savons seulement qu’il est originaire des Marches d’Ancône. C’est au couvent des bénédictines de San Severino qu’il rencontre pour la première fois, tandis qu’il y visitait une parente, fr. François d’Assise. Il est encore tout auréolé de son titre de « rex versuum » donné par le roi de Sicile. Celui-ci deviendra en 1216 l’empereur Frédéric II. Poète, il voit François traversé par deux épées qui se croisent en son corps tandis qu’il prêche aux sœurs son amour pour le Crucifié après l’échec de sa tentative de départ depuis Ancône vers la Syrie, terre d’Islam, pour y mourir martyr (1 Cel.55 et 2 Cel.106). Nous sommes à l’automne 1212. Celui qui a été remis en paix, reçoit du Poverello le nom de Pacifique en se joignant à ses frères. En 1214, peu après la destruction du castrum de Trevi, il est témoin en l’église St Pierre de Bovara de la fameuse vision des trônes où l’humilité de François, abîmé en contemplation dans le chœur de l’église, est exaltée par Dieu lui-même : le trône de Lucifer déchu lui sera attribué (2 Cel 122-123). Tandis que François est parti avec fr. Bernard et d’autres frères en pèlerinage à St Jacques de Compostelle, nous ne savons pas si fr. Pacifique les accompagna ou non. Après une nouvelle tentative de départ en terre d’Islam vers le Maroc depuis le Portugal, avortée pour cause de maladie, François rentra pour assister au IVe concile de Latran en 1215. Sans doute peu après, à la faveur de l’insistance mise par Innocent III pour se croiser du Tau, Pacifique eut une nouvelle vision : sur le front de François, un Tau multicolore, disant bien son amour du Crucifié pour lequel il voulait mourir. Au chapitre de 1217, les 5000 frères réunis sont tous animés d’un ardent désir missionnaire et François veut partir pour la France. Arrêté par le légat pontifical Ugolin de Segni, à Florence, François mandate fr. Pacifique pour cette mission. Accompagné de quelques frères, il fit halte à Vézelay où l’on vénère les reliques de sainte Marie Madeleine, patronne des pénitents et figure de l’Eglise, contemplative et témoin de la résurrection. Il obtint des bénédictins la chapelle mémorial de la prédication de la seconde croisade par saint Bernard et l’ermitage qui y est attenant. Laissant là des compagnons, il part en direction de Paris où il installe des frères dans les faubourgs populeux de Saint-Denis à l’ombre de la grande abbatiale bénédictine. Puis, il remonte jusqu’à Lens et fonda diverses maisons sur lesquelles nous n’avons pas d’informations précises. Ainsi devint-il le premier Provincial de France. En 1223, fr. Grégoire de Naples est nommé dans cette charge pour lui succéder. Fr Pacifique est de retour en Italie. Dès lors, nous le voyons très proche de François durant ses dernières années. Après avoir composé les premières strophes de son Cantique des Créatures, il fit venir fr. Pacifique et l’envoya avec quelques frères le chanter « comme de vrais jongleurs de Dieu » à Assise devant l’évêque et le podestat excommunié pour les réconcilier (L.P. 43-44). Il est toutefois fort probable que ce n’est pas lui, mais Ange Tancrède, originaire de Rieti, qui se récusa lorsque se trouvant à Rieti pour consultation chez l’ophtalmologiste, François demanda qu’on lui joua de la musique pour sa consolation. Pacifique fut tellement proche de François au cours de ses dernières années qu’un frère alla le trouver pour avoir la possibilité de voir les stigmates que le saint s’efforçait de cacher. Usant d’un pieux stratagème, Pacifique réussit à satisfaire la curiosité de son frère, mais il s’attira aussitôt de douces remontrances de la part de François (2 Cel 137). De ce qui suivit cet épisode dans la vie de fr. Pacifique, nous ne savons que peu de choses. En 1226, il devint visiteur général des clarisses jusqu’en 1228, cédant la charge à fr. Philippe le long. La date et le lieu de sa mort sont incertains. Une épitaphe sans date mais circonstanciée (« Sub hoc lapide recondita servantur ossa sacra B. Pacifici ordinis minorum, qui ipse primus fuit provinciae franciae minister ») a été trouvée au couvent de Lens et est attestée par Gonzaga sur la foi de deux témoins. Elle rend probable ce lieu comme étant celui de la sépulture de notre Bx Fr. Pacifique qui continue d’ailleurs à y être aujourd’hui l’objet d’un culte dans ce diocèse. Bibliographie : J.B. AUBERGER, « Le Bienheureux frère Pacifique Rex versuum et compagnon de saint François », AFH, an.92 (1999), p.59-93.

« Bx. » Bonencontre Originaire de la Toscane. Ancien membre du clergé séculier de Rome. Il fut l’un des premiers Franciscains introduits à Châteauroux ( 36, Indre), ville dans laquelle il est mort, le 4 octobre 1230.

 « Bx. » Jean Bonelli Originaire de Florence, il fut reçu dans l’Ordre des Frères Mineurs naissant par saint François lui-même, en 1211. Il fut le premier Ministre provincial de la Provence. Il est mort à Arles, peu après 1230.
 Bx. Agnello de Pise, prêtre, fête le 13 mars Né à Pise en 1194, il entra chez les Frères Mineurs et fut envoyé par saint François en France, à Paris, dans le domaine royal où sa sagesse et son dévouement le firent nommer custode de Paris. Envoyé ensuite en Angleterre, où il introduisit l’Ordre en 1224, il est mort à Oxford le 13 mars 1236. Son culte a été confirmé par Léon XIII le 4 septembre 1892.

S. Antoine de Padoue, prêtre et docteur de l’Église, fête le 13 juin Né à Lisbonne vers 1195, il entra chez les Frères Mineurs en 1220 marqué par le martyre des frères au Maroc. Après le Chapitre de 1221, il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne. À la fin de l’automne 1224, il fut envoyé en France enseigner les frères et la population face à l’hérésie cathare. Il fonda une école pour les frères à Montpellier et se consacra à la prédication, puis se rendit à Toulouse, avant de remonter vers Le Puy, Limoges et Bourges. Il fonda une communauté à Limoges, dont il fut le gardien et custode en 1227. Dans le Limousin, il fonda la communauté de Brive et aimait se retirer dans les célèbres grottes (qui deviendront ensuite lieu de pèlerinage : les « Grottes de Saint Antoine »). Il rentra en 1227 en Italie, passant par Arles et la Provence pour se rendre à Assise.
Bx. Etienne de Narbonne, alias de Saint-Thiberi, co-inquisiteur, et Bx. Raymond Carbonnier, collaborateur des inquisiteurs Ils furent massacrés à Avignonnet-Lauragais (31, Haute-Garonne), avec tout le groupe d’inquisiteurs auquel ils appartenaient, par des sympathisants cathares, dans la nuit du 28 au 29 mai 1242. Ils sont connus sous le nom de « martyrs d’Avignonnet ». Leur culte collectif a été confirmé par Pie IX les 1er et 6 septembre 1866. Leur fête, célébrée dans l’Ordre le 29 mai, a disparu du Sanctoral franciscain en 1960.

« Bx. » Hugues de Digne,
Il passa son enfance à Barjols (83, Var), lieu d’origine de sa mère. « Homme fort du premier franciscanisme provençal ». Il est l’auteur d’un ouvrage sur la pauvreté franciscaine et d’un commentaire de la Règle. Il fut gardien du couvent d’Hyères.- Il est mort en 1255. Théologien éminent, vénéré comme un saint, son influence doctrinale fut énorme, notamment chez les spirituels qui se réclamèrent de ses écrits sur la pauvreté (notamment avec leur opposition à la déclaration pontificale Exiit qui seminat de Nicolas III concernant spécialement l’usage pauvre), mais aussi plus tard chez les Observants. Il est le frère de la Bienheureuse Douceline, vénérée à Hyères.

Bx. Christophe de Cahors
(ou de Romagne pour les Italiens), prêtre, fête le 31 octobre Né en Romagne vers 1172 et d’abord curé de paroisse, il suivit saint François en 1217, qui l’envoya dans le sud-ouest de la France, en Aquitaine. Il implanta l’Ordre des Frères Mineurs en Quercy en 1219, et passa le reste de sa longue vie à Cahors. Très aimé pour sa grande piété et renommé pour sa charité envers les pauvres et les malades ; il fut crédité de nombreux miracles de guérisons. Il est mort centenaire à Cahors (46, Lot) le 31 octobre 1272. Son culte a été confirmé par saint Pie X le 12 avril 1905. Sa vie fut écrite par le fr. Bernard de Besse, secrétaire de S. Bonaventure.

S. Bonaventure de Bagnoreggio, évêque et docteur de l’Église, fête le 15 juillet Né à Bagnoreggio (Viterbe) vers 1217, il est arrivé en 1235 à Paris pour y suivre ses études, fréquentant la faculté des Arts où on enseignait toutes les sciences de l’époque ainsi que la philosophie. Il dira plus tard que Paris était pour lui l’endroit où l’on pouvait « boire à la source du noble savoir ». Le Paris que fréquentait le jeune homme est ce qu’on appelle aujourd’hui le Quartier latin. C’est le lieu de l’Université, qui ne s’appelle pas encore la Sorbonne. Le jeune roi saint Louis a acquis en 1234 un vaste terrain, près de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, pour y faire construire ce qui deviendra le grand Couvent des Cordeliers de Paris. Marqué par l’exemple des Frères Mineurs, également dans le souvenir d’avoir été guéri d’une grave maladie pendant son enfance par l’intercession de saint François, le jeune homme fit le choix d’entrer chez les Frères Mineurs de Paris en 1243, âgé de 26 ans. Devenu Frère Bonaventure, il suivit les cours d’un maître réputé, Alexandre de Halès, premier universitaire à entrer chez les Frères Mineurs, transportant ainsi sa chaire d’enseignement en théologie chez les Frères Mineurs dès 1231. Il fut ordonné prêtre en 1244. Après la mort de son maître Alexandre en 1245, Bonaventure suivit les cours d’un autre franciscain : Eudes Rigaud, futur archevêque de Rouen. Un autre maître succédait à Eudes : Guillaume Méliton. C’est d’abord comme assistant de ce dernier que Bonaventure allait commencer à enseigner en 1248. Il devint Bachelier en théologie en 1250. Paris a été son lieu de résidence pratiquement définitif durant près de 40 ans : il y est devenu franciscain, poursuivit ses études, y enseigna, et continua même à y demeurer une fois élu Ministre général, malgré ses nombreux voyages. Il a rédigé de nombreux écrits, constituant progressivement, avec ses sermons, sa synthèse philosophique et théologique. Dès 1252, il s’était lié d’amitié avec Thomas d’Aquin qui enseignait lui-même au couvent des dominicains. En 1257, dans une ambiance assez tendue qui avait contraint le Ministre général contesté, Jean de Parme, à donner sa démission, le Chapitre général, n’arrivant pas à élire un successeur, demanda à Jean de Parme de lui désigner un frère capable d’assumer cette fonction. Celui-ci désigna Bonaventure qui fut ainsi élu Ministre général, à l’âge de 40 ans. Il allait assurer cette charge pratiquement pendant 17 ans, jusqu’en 1274. Bonaventure n’était pas présent au Chapitre qui l’avait élu, mais il choisit d’abord de rester sur place, à Paris, pour son premier acte de Ministre général, en envoyant une « lettre encyclique » dont un exemplaire fut adressé à chaque Ministre provincial. Bonaventure s’efforça d’unifier l’Ordre, menacé d’éclatement entre différentes tendances, en employant des moyens énergiques. En 1273, Grégoire X le créa cardinal et le chargea de la préparation du deuxième concile de Lyon qui devait favoriser l’union entre les Églises catholique et orthodoxes, mais il mourut soudainement le 14 juillet 1274 (la même année que saint Thomas d’Aquin). Il a été canonisé en 1482 par le Pape franciscain Sixte IV.

«Bx. » Conrad Probus, de Tubingen Originaire du Wurtemberg, il enseigna la théologie, fut prédicateur, et Ministre provincial d’Allemagne. Il devint évêque de Toul en 1280. Il est mort en mai 1296.

S. Louis d’Anjou, évêque, fête le 19 août Second fils de Charles II d’Anjou, dit « le Boiteux », roi de Sicile, comte de Provence, et de Marie de Hongrie, petit neveu de saint Louis, roi de France, Louis est né à Nocera (Salerne). Il fut envoyé, à 14 ans, comme otage à Barcelone contre la libération de son père, prisonnier de Pierre d’Aragon. En contact avec les Frère Mineurs de Barcelone et avec le spirituel Pierre-Jean Olivi, il manifesta le désir d’entrer chez les Franciscains. En 1295, le Pape Célestin V le nomma archevêque de Lyon, nomination qui resta théorique. Malgré l’opposition de sa famille, le jeune prince entra chez les Frères Mineurs et fit profession dans l’Ordre le 24 décembre 1296, mais il dut accepter sa nomination comme évêque de Toulouse par le Pape Boniface VIII. Il s’y distingua par sa vie simple, son humilité et sa pauvreté. Au retour d’une mission diplomatique en Espagne, il s’arrêta auprès de son père à Brignolles (Provence) où il tomba malade et mourut le 19 août 1297. Bien qu’il ait nettement pris parti pour les Spirituels dans les querelles qui déchiraient l’Ordre franciscain, il fut néanmoins canonisé le 7 avril 1317 par Jean XXII, le pape qui les condamna.

« Bx. » Pierre-Jean Olieu (Olivi), le Docteur Magnifique (Doctor Illuminatus) Originaire de Sérignan (34, Hérault), il fut un théologien de grande envergure et auteur de réflexions très modernes sur les questions économiques et les échanges commerciaux. Leader malgré lui de milieux laïcs dont les maladresses et les excès nuisirent gravement à sa réputation, il est, « après saint Bonaventure et Duns Scot.…Une des plus grandes personnalités franciscaines » (Raoul Manselli). Il est mort à Narbonne (11, Aude) le 14 mars 1298, âgé de 50 ans.

« S. » Gauthier de Bruges (ou Gauthier de Poitiers) Entré chez les Franciscains de Bruges vers 1240, il fut envoyé à Paris pour ses études et fut élève de Bonaventure. Enseignant lui-même de 1267 à 1269, Il fut élu Ministre provincial de France (Paris), puis devint évêque de Poitiers en 1279. Il est célèbre pour ses démêlées avec le roi de France Philippe le Bel, dont il combattit la politique religieuse. Il est mort le 22 janvier 1307. Des miracles se seraient produits sur son tombeau. Il figure sous le titre de Bienheureux dans les listes des évêques de Poitiers, et dans les documents anciens de l’Ordre des Frères Mineurs.

Bx. Jean Duns Scot, prêtre, fête le 8 novembre Né à Duns, en Ecosse, vers la fin de l’année 1265, il est entré très jeune chez les Frères Mineurs. Il fut ordonné prêtre en 1291. Après avoir obtenu les grades académiques à l’Université de la Sorbonne à Paris, il enseigna la théologie aux Universités de Cambridge, d’Oxford, de Paris et de Cologne. En 1303, ayant refusé de prendre partie pour le roi de France Philippe IV le Bel dans sa lutte contre le pape Boniface VIII (il refusa de contresigner un libelle du roi), Jean Duns Scot dut quitter précipitamment la France, et retourna à Oxford. Sur l’ordre du Ministre général, il devait revenir néanmoins à Paris où il obtint en 1305 la maîtrise en théologie. Régent au Couvent des Cordeliers, il enseigna et écrivit, se montrant l’ardent défenseur de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, et passionnant ses étudiants par sa théologie et sa spiritualité. Il fut envoyé au couvent d’études de Cologne en 1307 où une mort prématurée vint le cueillir le 8 novembre 1308. Il a été, dès sa mort, l’objet d’un culte. Jean-Paul II l’a béatifié le 6 juillet 1991.

« Bx. » Raymond Geoffroi (ou Gaufredi) Il appartenait à la famille des vicomtes de Marseille. Il fut le 13ème Ministre général de l’Ordre (1289-1295). Il est mort le 18 juin 1310.

« Bx. » Adhémar de Felzins, Issu d’une famille seigneuriale du Quercy, il fut d’abord Bénédictin. Il bénéficia d’une grande réputation de thaumaturge, et de nombreux miracles lui furent attribués. Il est mort à Figeac (46, Lot) vers 1310.

 « Bx. » Roger de Provence, Religieux de haute contemplation, renommé pour ses extases et ses visions. Il est mort vers 1310.

« Bx. » Pierre d’Auriole, Originaire du Quercy, il fut un philosophe et théologien scolastique de valeur. Peu de temps avant sa mort, il fut brièvement Ministre provincial d’Aquitaine, puis archevêque d’Aix. Il est mort à Avignon le 10 janvier 1322.

« Bx. » François de Meyronnes, le Docteur Magnifique (Doctor Illuminatus) Originaire de la région de Barcelonnette (04, Alpes-de-Haute-Provence), il enseigna à Paris, et fut Ministre provincial de Provence. Il fut un disciple éminent et original du Bx. Jean Duns Scot. Il est mort vers 1328.

 « Bx. » Michel Magot, Religieux laïc, du couvent de Toulouse. Il était d’une austérité héroïque, passant son temps à l’église dans la prière et la contemplation, y subissant parfois les assauts de Satan. Des miracles lui ont été attribués. Il est mort à Toulouse en 1334.

« Bx. » Richard de Bourgogne, évêque Il est l’un des trois martyrs franciscains d’Almaligh, en Asie centrale, en 1340.

 « Bx » Raymond Ruphi, Originaire de Provence, il est l’un des trois martyrs franciscains d’Almaligh, en Asie centrale, en 1340.

 « Bx. » Pierre Martelli, frère laïc Originaire de Provence, il est l’un des trois martyrs franciscains d’Almaligh, en Asie centrale, en 1340.

 « S.» Jean Discalceat, prêtre (cause de béatification déposée) Né à Saint-Vougay (dans le Léon, en Bretagne), en 1279, étudiant au Chapitre cathédral de Rennes, il fut ordonné prêtre en 1303 pour le diocèse de Rennes. Il devint curé (recteur, en Bretagne) de Saint-Grégoire à Rennes (où une rue porte son nom). Attiré par la spiritualité franciscaine, il choisit d’entrer chez les Frères Mineurs (Cordeliers) de Quimper en 1316. Frère Jean Discalceat (« le Déchaussé ») y consacra sa vie au service des pauvres et des malades jusqu’en 1349, date de sa mort, victime de la Grande Peste en soignant les pestiférés. Bienfaiteur des pauvres, il est, dès sa mort, l’objet de la vénération populaire qui le considère comme un saint (l’appelant affectueusement en breton « Santig Du » Le petit saint noir).

S. Déodat Aribert, de Rodez, martyr, fête le 14 novembre Né au XIVe siècle, originaire de Rodez (Aveyron), il entra chez les Frères Mineurs de la Province d’Aquitaine et fut envoyé en Terre Sainte en 1384. Dans l’espoir de faire connaître le Christ et de trouver le martyre, il prépara soigneusement, avec ses compagnons, une plaidoirie de la foi chrétienne qu'il exposa au Cadi de Jérusalem le 11 novembre 1391. Refusant de se rétracter avec ses compagnons, il fut flagellé, étranglé et brûlé le 14 novembre 1391. Il est ainsi l’un des 4 martyrs franciscains de Jérusalem, compagnons de Saint Nicolas Tavelic. Paul VI les a canonisé le 21 juin 1970.
S. Pierre de Narbonne, martyr, fête le 14 novembre Né au XIVe siècle à Narbonne, il entra chez les Frères mineurs de la Province de Provence et fut envoyé en Terre Sainte en 1384. Dans l’espoir de faire connaître le Christ et de trouver le martyre, il prépara soigneusement, avec ses compagnons, une plaidoirie de la foi chrétienne qu'il exposa au Cadi de Jérusalem le 11 novembre 1391. Il est ainsi l’un des 4 martyrs franciscains de Jérusalem, compagnons de Saint Nicolas Tavelic. Refusant de se rétracter avec ses compagnons, il fut flagellé, étranglé et brûlé le 14 novembre 1391. Paul VI les a canonisé le 21 juin 1970.

« Bx. » Francesc Eiximenis, Auteur spirituel catalan. Il est mort en 1409.

 « Bx. » Henri de Baume, Il fut le directeur spirituel de sainte Colette de Corbie. Par son intermédiaire, Colette, autorisée en 1406 par le pape d’Avignon Benoît XIII à entreprendre la mission de renouveler toute la famille franciscaine comme elle s’y sentait appelée, entraîna dans son élan rénovateur un grand nombre de religieux, spécialement en Suisse romande, en Bourgogne et dans le nord de la France. Henri de Baume est mort en à Besançon (25, Doubs) le 23 février 1439.

 « Bx. » Élie de Bourdeilles

Élie ou Helie de Bourdeilles - né en 1413 dans une famille noble du Périgord, Élu évêque de Périgueux 1437 - Archevêque de Tours 1468, Il a été créé cardinal en 1483 et est mort le 5 juillet 1484 en odeur de sainteté.
A peine entré dans l'Ordre franciscain, les chanoines de Périgueux le choisirent pour évêque. Il partit à Rome faire annuler cette élection, mais Eugène IV lui intima l'ordre d'occuper son siège. Trente ans plus tard, sur l'ordre de Louis XI, il devint archevêque de Tours, le roi le faisant nommer cardinal et le prenant comme confesseur. Son biographe s'étend longuement sur sa bonté, son austérité et son amour de la nature. Il garda la pauvreté franciscaine même sous la pourpre cardinalice, dormant sur un banc quelques heures seulement, afin de rien distraire à Dieu.

« Bx. » Olivier Maillard,
Originaire de Bretagne, il fut Vicaire provincial et général de l’Observance ultramontaine, célèbre prédicateur populaire. Avec la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb, membre du 3ème Ordre franciscain, il fut témoin de la conscience missionnaire qui se manifesta dans le vicariat de France en 1493 : une multitude d’observants se présentèrent à lui pour aller prêcher la foi dans les nouvelles terres des Amériques. Il est mort à Toulouse en 1502.

« Bx.» Thomas Illyricus, Frère Mineur Observant d’origine croate (Dalmatie), il fut un prédicateur populaire célèbre au début du XVIe siècle et se fit entendre dans plusieurs villes du sud-ouest, entre autres à Toulouse et Bordeaux. Il est à l’origine du pèlerinage de Notre-Dame d’Arcachon (33, Gironde). Il est mort à Carnolès, près de Menton (06, Alpes-Maritime) en 1528.

« Bx. » Gabriel-Maria (Gilbert Nicolas) Originaire de l’Auvergne, il fut Vicaire provincial et général de l’Observance ultramontaine. Il fut le confesseur de la reine répudiée, sainte Jeanne de France (fille de Louis XI), et fut le co-fondateur avec elle de l’Annonciade. Il est mort à Rodez (12, Aveyron) le 27 août 1532.

« Bx. » Ange del Pas, Originaire de Perpignan (66, Pyrénées-Orientales), il a été prédicateur, théologien, et défenseur des couvents de Récollection de sa Province de Catalogne. Il est mort à Rome le 23 août 1596. Sa Cause de béatification a été introduite le 7 juin 1625.

S. Jean Jones, prêtre et martyr, fête le 12 juillet Né en Angleterre au XVIe siècle, Jean Jones fut contraint d’émigrer en France à cause des persécutions religieuses. Il entra chez les Frères Mineurs de Pontoise où il pris le nom de Frère Godefroid. Ordonné prêtre à Reims, il retourna en Angleterre en 1592 et exerça clandestinement son ministère à Londres. La persécution ayant repris, il fut arrêté, emprisonné et torturé. Il a été pendu le 12 juillet 1598. Béatifié en 1929, il a été canonisé en 1970 par Paul VI.

S. Jean Wall, prêtre et martyr, fête le 12 juillet Né à Lancaster (Angleterre) en 1620, Jean Wall étudia au collège anglais de Douai où il entra au noviciat des Frères Mineurs en 1645. Il y exerça par la suite la charge de vicaire et de maître des novices. Il rentra dans son pays natal en 1656 et y exerça son ministère pendant 22 ans. La persécution ayant repris, il fut arrêté en avril 1679 et pendu le 22 août suivant. Béatifié en 1929, il a été canonisé en 1970 par Paul VI.

Bx. Richard de Sainte-Anne
, prêtre et martyr, fête le 10 septembre Né en 1585 à Ham-sur-Heure (Wallonie), Lambert Trouvez entra en 1604 chez les Frères Mineurs au couvent de Nivelles comme frère laïc et pris le nom de Frère Richard. Il fut un ardent partisan de la réforme de l’Ordre appelée « Récollection ». C’est sans doute pour traiter de la réforme qu’il se rendit à Rome en 1606. Il fut choisi pour se rendre aux Indes Orientales et, dans ce but, fut incorporé à la Province alcantarine de Madrid, où, il ajouta à son nom celui de « Sainte-Anne ». Il partit en 1608 pour les Philippines, en passant par le Mexique. Il fut ordonné prêtre aux Philippines. Il gagna le Japon en 1613, dut revenir aux Philippines à cause de la persécution, mais devait revenir clandestinement au Japon en 1617. Dénoncé, il fut arrêté en 1621, emprisonné, et brûlé vif avec 43 compagnons à Nagasaki. Il a été béatifié, avec les Martyrs du Japon, le 7 juillet 1867 par Pie IX.

Gabriel de la Ribourde, Originaire de la « Brie champenoise », il entra chez les Récollets et fut missionnaire au Canada. Il fut le premier Commissaire provincial du Canada lors du retour des Récollets dans ce pays. Il fut massacré par des Indiens, dans l’Illinois, le 19 septembre 1680.

 Vén. Jean-Baptiste de Bourgogne (Claude-François du Tronchet) Originaire du Jura, il était le frère d’un camérier du pape Clément XI. Il fit ses études à Rome. Tout jeune prêtre, malade, il est mort à l’âge de 26 ans à Naples, le 22 mars 1726. L’ « héroïcité de ses vertus » fut proclamée par Benoît XV le 9 janvier 1916.

S. Théophile de Corte, prêtre, fête le 19 mai Né à Corte, en Corse, en 1676, le jeune Blaise entre en 1693 chez les Frères Mineurs de l’Observance sous le nom de Frère Théophile. Parfait observateur de la Règle, ami de la pauvreté et de la solitude, il fut très populaire parmi les corses, jouissant d’une réputation de sainteté et de thaumaturge. Il fut le fondateur de couvents de « récollection » (ritiri) en Italie. Il est mort à Fucecchio, en Toscane, le 19 mai 1740. Béatifié en 1895 par Léon XIII, il a été canonisé en 1930 par Pie XI.

B. Jean-François Burté, prêtre et martyr, fête le 2 septembre Né à Rambervillers (Vosges) en 1740, il fit ses études chez les Jésuites et entra en 1757 chez les Frères Mineurs (Cordeliers) de Nancy. En 1771, tous les Observants de France furent contraints de passer aux Conventuels, par décision de la Commission des Réguliers instaurée par Louis XV pour réformer la vie religieuse en France. Jean-François Burté, religieux savant, devint bibliothécaire du Grand Couvent des Cordeliers de Paris. À la Révolution, il ne prêta le serment à la Constitution Civile du Clergé qu’avec des restrictions. Arrêté, puis emprisonné aux Carmes (ancien couvent devenu prison), toujours à Paris, il fit partie des 191 victimes des Massacres de Septembre, le 2 septembre 1792, béatifiées le 17 octobre 1926 par Pie XI.

B. Jean-Baptiste Triquerie, prêtre et martyr, fête le 22 janvier Né à Laval (Mayenne) en 1737. Enfance et études à Nantes. Entrée chez les Frères Mineurs (Cordeliers) à Olonne en 1753 où il fit son noviciat. Il fut gardien de ce couvent en 1778. En 1771, tous les Observants de France furent contraints de passer aux Conventuels, par décision de la commission des réguliers instaurée par Louis XV pour réformer la vie religieuse en France. Jean-Baptiste Triquerie fut un confesseur et prédicateur renommé, habile administrateur. À la Révolution, il fut arrêté à Laval en 1793 et emprisonné avec d’autres prêtres. Les Martyrs de Laval ont été guillotinés le 21 janvier 1794. Ils ont été béatifiés en 1955 par Pie XII.

Le Serviteur de Dieu Simon Valadier, de Bussières, Il fut prédicateur de Missions populaires, auteur d’opuscules de piété, et fondateur de la Congrégation des Franciscaines de Notre-Dame de la Mission. Il est mort à Messeix (63, Puy-de-Dôme) le 9 décembre 1881.

(En 1973, la Congrégation des Filles de N.D. de la Mission s'est unie avec 6 autres, pour créer la Congrégation des Soeurs de Saint François d'Assise de Montpellier)

S. André Joseph Bauer, frère laïc et martyr, fête le 8 juillet. Né en 1866 à Guebwiller, près de Strasbourg (Alsace), il entra chez les Frères Mineurs de la Province de Paris en prenant d’abord l’habit de frère oblat au couvent de Paris en 1886, et fut cuisinier dans les couvents de Roubaix et de Paris. Il prit l’habit de Frère Mineur en 1895. Il partit en Chine en 1899 comme « socius » (compagnon) de Mgr Fogolla, évêque coadjuteur de Mgr Grassi, vicaire apostolique du Chan Si. Il fait partie des Martyrs de Chine, massacrés en haine de la foi lors de la révolte des Boxers le 9 juillet 1900. Béatifié en 1946, il a été canonisé le 1er octobre 2000 par Jean-Paul II.

 S. Théodoric Balat, prêtre et martyr, fête le 8 juillet Né en 1858 à Saint Martin de Taur (diocèse d’Albi), il entra chez les Frères Mineurs de la Province d’Aquitaine en 1880, prononça ses vœux solennels en 1884 et fut ordonné prêtre à Paris la même année. Il partit pour la Chine où il arriva, après des péripéties, en 1885. Il devint maître des novices, procureur des missions et chargé de l’assistance spirituelle des Franciscaines Missionnaires de Marie (dont 7 allaient être martyrisées avec lui et André Bauer le 9 juillet 1900 lors de la révolte des Boxers). Béatifié en 1946 et canonisé le 1er octobre 2000 avec les Martyrs de Chine par Jean-Paul II.

Bx. Valentin Paquay, prêtre Il est né en 1828 à Tongres (Belgique). Après ses études au collège, il entra en 1845 au Petit Séminaire de Saint-Trond (Sint Truiden). Se sentant appelé à la vie religieuse, il entra en 1849 au couvent des Frères Mineurs de Thielt (Flandre). Envoyé achever ses études au couvent de Saint-Trond, il y fut ordonné prêtre en 1854, puis fut envoyé renforcer la communauté de Hasselt où il passera le reste de sa vie. il fut vicaire puis gardien du couvent de Hasselt, ainsi que définiteur provincial en 1890 et 1899. Grand prédicateur et confesseur, son activité apostolique fut spécialement assurée dans les milieux populaires et les instituts religieux. Il est mort à Hasselt le 1er janvier 1905. Son renom de sainteté était tel que sa Cause de béatification fut introduite en 1907, introduite officiellement en Cour de Rome par un décret du 22 novembre 1922. Deux miracles furent reconnus à son intercession. En 1924 eut lieu l’ouverture du procès apostolique, la reconnaissance de ses reliques en 1926 (exhumation du cercueil et transfert des restes de son corps dans une chapelle funéraire). La reconnaissance officielle de l’héroïcité des vertus eut lieu le 4 mai 1970 en présence de Paul VI. Valentin Paquay a été béatifié le 9 novembre 2003 par Jean-Paul II.

Bx. Frédéric Janssoone, prêtre, fête le 5 août Né en 1838 à Ghyvelde (Nord de la France), Frédéric Janssoone entra chez les Frères Mineurs en 1864. Il fut ordonné prêtre en 1870 à Bourges. D’abord sous maître des novices, puis prédicateur talentueux à Bordeaux, il a été nommé Vicaire de la Custodie de Terre Sainte en 1876 et anima des pèlerinages, construisit des églises, chercha à améliorer les rapports entre les différentes confessions chrétiennes autour des Lieux Saints. Envoyé au Canada en 1888, le « bon père » Frédéric parcourait le pays, prêchant des missions et retraites paroissiales, quêtant pour la Terre Sainte mais aussi pour l’église des Franciscaines Missionnaires de Marie à Montréal et pour la construction du monastère des Clarisses de Valleyfield. Apôtre du Tiers-Ordre, il écrivit et fonda plusieurs revues franciscaines et mariales, contribuant à relancer le pèlerinage canadien de Cap-de-la-Madeleine. Il est mort le 4 août 1916, et a été béatifié le 25 septembre 1988 par Jean-Paul II.

Les quatre franciscains morts en déportation.  Durant l’été 1943, douze frères du scolasticat de Champfleury dans la région parisienne, furent contraints au service du travail obligatoire et emmenés à Cologne en Allemagne, ils établirent un réseau d'action catholique et de résistance spirituelle y alliant accueil souriant et charité concrète en bons franciscains.
Un décret des autorités nazies interdit toute activité apostolique aux français immigrés en Allemagne, à la suite de quoi ils furent arrêtés avec de nombreux militants chrétiens et condamnés, "en haine de la foi chrétienne" et conduits en camp de concentration à Halberstadt. Les conditions de vie y étaient insupportables. Quatre frères y moururent “martyrs de la charité”, au début de 1945. Le Cardinal Decourtray, président de la Conférence des évêques de France, a rendu publique l’ouverture de leur cause de béatification, le 14 septembre 1988, en même temps que celle d’autres jeunes français morts également en camp de déportation. Voici comment sont morts ces 4 jeunes franciscains :
Frère Gérard-Martin CENDRIER, Originaire de Paris, il était débordant de dévouement et de bonté, surtout auprès des malades. Il partageait tout ce qu’il avait, même sa maigre ration de pain. Peu après la fête de Noël 1944, il était renvoyé de «l’hôpital» où on ne le trouvait pas assez malade et il est mort le 24 janvier 1945 en rentrant au baraquement au bras d’un camarade. Il est tombé dans la neige en souriant et sans se plaindre. Il avait vécu jusqu’au bout la « Joie parfaite » de saint François. Il avait 25 ans.
Frère Xavier BOUCHER, Ce vosgien avait le goût de la solitude, du silence et de la prière. De nature délicate il souffrait beaucoup de la promiscuité des camps de travail. Il était plein d’attention pour les plus faibles, et sa délicatesse étonnait dans ce milieu rude, presque barbare. Lui aussi ne put être soigné à «l’hôpital» du camp et il est mort seul, en silence et dans la paix le 15 mars 1945. Ayant 24 ans, il était le plus jeune des franciscains du camp.
Frère Roger LE BER, Ce breton de Landivisiau était timide, profond et méditatif. Il aimait tout le monde autour de lui et tout le monde l’aimait. Après la mort de Gérard et de Xavier, il perdit rapidement ses forces. Un jour il dut quitter Halberstadt pour rejoindre un autre camp. Mais il ne pouvait marcher assez vite à cause de sa faiblesse. Il se laissa distancer tellement qu’un soldat allemand, l’abattit à bout portant, le laissant mort sur la route. C’était le 12 avril 1945, il avait 25 ans.
Frère Louis PARAIRE, Venant de Vincennes près de Paris, il était très distrait, sachant rire de lui-même, mais toujours soucieux de répandre autour de lui un climat de charité et de fraternité très unie. Il était déjà bien affaibli quand, en avril 1945, vint le temps du regroupement des camps. Le camp de Buchenwald étant surchargé, quatre à cinq mille prisonniers furent transférés vers le camp de Dachau. Le voyage se fit en chemin de fer, à partir de la gare de Weimar, en wagons de marchandises, une centaine par wagon. Ce fut un véritable train de la mort. La dysenterie était générale et Louis en souffrit plus que les autres. Le Frère Éloi Leclerc a décrit ce voyage épouvantable de 21 jours. Le frère Louis est mort avant l’arrivée au camp de Dachau où les prisonniers furent libérés par les américains. Louis est mort dans le wagon alors que les autres frères chantaient auprès de lui le Cantique de frère Soleil de saint François. Il a rendu le dernier soupir dans la foi et la patience joyeuse des saints. Il est mort le 26 avril 1945, il avait 26 ans. Ces quatre franciscains ne comptaient que 5 ou 6 années de vie religieuse. Ils sont morts comme de vrais frères mineurs, anonymes, sur la route ou sur une civière d’un obscur camp de la mort. En silence ou en priant. Ils ont accueilli avec le sourire notre sœur la mort corporelle « à qui nul homme vivant ne peut échapper ». Ces quatre frères morts en camp au printemps de 1945, ont rejoint les martyrs de l’histoire antérieure. Ils méritent d’être un jour comptés au nombre des saints de l’Ordre des Frères Mineurs. (leur cause de béatification a été introduite avec celle des 49 prêtres, religieux et militants laïcs français, morts en déportation, en haine de la foi).

(d'après un dossier rédigé par fr. Hugues DEDIEU, archiviste de la Province franciscaine de France-Belgique))
RÉPERTOIRE DES SAINTS, BIENHEUREUX, SAINTS FRÈRES FRANCISCAINS QUI FONT, OU ONT FAIT L’OBJET D’UN CULTE, OU DONT LA CAUSE DE BÉATIFICATION EST DÉPOSÉE, QUI ONT ILLUSTRÉ LE TERRITOIRE DE NOTRE PROVINCE DE FRANCE ET BELGIQUE FRANCOPHONE.

N.B. : « Bx » ou « S. » : vénérés comme tels, faisant l’objet d’un culte, mais ayant disparu du Sanctoral Franciscain . Certains sont vénérés dans l’ordo d’un ou de plusieurs diocèses.
 Bx ou S.: officiellement vénérés par l’Église.

 Le Bx fr. Pacifique  Nous ne connaissons ni son nom civil, ni sa date de naissance. Nous savons seulement qu’il est originaire des Marches d’Ancône. C’est au couvent des bénédictines de San Severino qu’il rencontre pour la première fois, tandis qu’il y visitait une parente, fr. François d’Assise. Il est encore tout auréolé de son titre de « rex versuum » donné par le roi de Sicile. Celui-ci deviendra en 1216 l’empereur Frédéric II. Poète, il voit François traversé par deux épées qui se croisent en son corps tandis qu’il prêche aux sœurs son amour pour le Crucifié après l’échec de sa tentative de départ depuis Ancône vers la Syrie, terre d’Islam, pour y mourir martyr (1 Cel.55 et 2 Cel.106). Nous sommes à l’automne 1212. Celui qui a été remis en paix, reçoit du Poverello le nom de Pacifique en se joignant à ses frères. En 1214, peu après la destruction du castrum de Trevi, il est témoin en l’église St Pierre de Bovara de la fameuse vision des trônes où l’humilité de François, abîmé en contemplation dans le chœur de l’église, est exaltée par Dieu lui-même : le trône de Lucifer déchu lui sera attribué (2 Cel 122-123). Tandis que François est parti avec fr. Bernard et d’autres frères en pèlerinage à St Jacques de Compostelle, nous ne savons pas si fr. Pacifique les accompagna ou non. Après une nouvelle tentative de départ en terre d’Islam vers le Maroc depuis le Portugal, avortée pour cause de maladie, François rentra pour assister au IVe concile de Latran en 1215. Sans doute peu après, à la faveur de l’insistance mise par Innocent III pour se croiser du Tau, Pacifique eut une nouvelle vision : sur le front de François, un Tau multicolore, disant bien son amour du Crucifié pour lequel il voulait mourir. Au chapitre de 1217, les 5000 frères réunis sont tous animés d’un ardent désir missionnaire et François veut partir pour la France. Arrêté par le légat pontifical Ugolin de Segni, à Florence, François mandate fr. Pacifique pour cette mission. Accompagné de quelques frères, il fit halte à Vézelay où l’on vénère les reliques de sainte Marie Madeleine, patronne des pénitents et figure de l’Eglise, contemplative et témoin de la résurrection. Il obtint des bénédictins la chapelle mémorial de la prédication de la seconde croisade par saint Bernard et l’ermitage qui y est attenant. Laissant là des compagnons, il part en direction de Paris où il installe des frères dans les faubourgs populeux de Saint-Denis à l’ombre de la grande abbatiale bénédictine. Puis, il remonte jusqu’à Lens et fonda diverses maisons sur lesquelles nous n’avons pas d’informations précises. Ainsi devint-il le premier Provincial de France. En 1223, fr. Grégoire de Naples est nommé dans cette charge pour lui succéder. Fr Pacifique est de retour en Italie. Dès lors, nous le voyons très proche de François durant ses dernières années. Après avoir composé les premières strophes de son Cantique des Créatures, il fit venir fr. Pacifique et l’envoya avec quelques frères le chanter « comme de vrais jongleurs de Dieu » à Assise devant l’évêque et le podestat excommunié pour les réconcilier (L.P. 43-44). Il est toutefois fort probable que ce n’est pas lui, mais Ange Tancrède, originaire de Rieti, qui se récusa lorsque se trouvant à Rieti pour consultation chez l’ophtalmologiste, François demanda qu’on lui joua de la musique pour sa consolation. Pacifique fut tellement proche de François au cours de ses dernières années qu’un frère alla le trouver pour avoir la possibilité de voir les stigmates que le saint s’efforçait de cacher. Usant d’un pieux stratagème, Pacifique réussit à satisfaire la curiosité de son frère, mais il s’attira aussitôt de douces remontrances de la part de François (2 Cel 137). De ce qui suivit cet épisode dans la vie de fr. Pacifique, nous ne savons que peu de choses. En 1226, il devint visiteur général des clarisses jusqu’en 1228, cédant la charge à fr. Philippe le long. La date et le lieu de sa mort sont incertains. Une épitaphe sans date mais circonstanciée (« Sub hoc lapide recondita servantur ossa sacra B. Pacifici ordinis minorum, qui ipse primus fuit provinciae franciae minister ») a été trouvée au couvent de Lens et est attestée par Gonzaga sur la foi de deux témoins. Elle rend probable ce lieu comme étant celui de la sépulture de notre Bx Fr. Pacifique qui continue d’ailleurs à y être aujourd’hui l’objet d’un culte dans ce diocèse. Bibliographie : J.B. AUBERGER, « Le Bienheureux frère Pacifique Rex versuum et compagnon de saint François », AFH, an.92 (1999), p.59-93.

« Bx. » Bonencontre Originaire de la Toscane. Ancien membre du clergé séculier de Rome. Il fut l’un des premiers Franciscains introduits à Châteauroux ( 36, Indre), ville dans laquelle il est mort, le 4 octobre 1230.

 « Bx. » Jean Bonelli Originaire de Florence, il fut reçu dans l’Ordre des Frères Mineurs naissant par saint François lui-même, en 1211. Il fut le premier Ministre provincial de la Provence. Il est mort à Arles, peu après 1230.
 Bx. Agnello de Pise, prêtre, fête le 13 mars Né à Pise en 1194, il entra chez les Frères Mineurs et fut envoyé par saint François en France, à Paris, dans le domaine royal où sa sagesse et son dévouement le firent nommer custode de Paris. Envoyé ensuite en Angleterre, où il introduisit l’Ordre en 1224, il est mort à Oxford le 13 mars 1236. Son culte a été confirmé par Léon XIII le 4 septembre 1892.

S. Antoine de Padoue, prêtre et docteur de l’Église, fête le 13 juin Né à Lisbonne vers 1195, il entra chez les Frères Mineurs en 1220 marqué par le martyre des frères au Maroc. Après le Chapitre de 1221, il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne. À la fin de l’automne 1224, il fut envoyé en France enseigner les frères et la population face à l’hérésie cathare. Il fonda une école pour les frères à Montpellier et se consacra à la prédication, puis se rendit à Toulouse, avant de remonter vers Le Puy, Limoges et Bourges. Il fonda une communauté à Limoges, dont il fut le gardien et custode en 1227. Dans le Limousin, il fonda la communauté de Brive et aimait se retirer dans les célèbres grottes (qui deviendront ensuite lieu de pèlerinage : les « Grottes de Saint Antoine »). Il rentra en 1227 en Italie, passant par Arles et la Provence pour se rendre à Assise.
Bx. Etienne de Narbonne, alias de Saint-Thiberi, co-inquisiteur, et Bx. Raymond Carbonnier, collaborateur des inquisiteurs Ils furent massacrés à Avignonnet-Lauragais (31, Haute-Garonne), avec tout le groupe d’inquisiteurs auquel ils appartenaient, par des sympathisants cathares, dans la nuit du 28 au 29 mai 1242. Ils sont connus sous le nom de « martyrs d’Avignonnet ». Leur culte collectif a été confirmé par Pie IX les 1er et 6 septembre 1866. Leur fête, célébrée dans l’Ordre le 29 mai, a disparu du Sanctoral franciscain en 1960.

« Bx. » Hugues de Digne,
Il passa son enfance à Barjols (83, Var), lieu d’origine de sa mère. « Homme fort du premier franciscanisme provençal ». Il est l’auteur d’un ouvrage sur la pauvreté franciscaine et d’un commentaire de la Règle. Il fut gardien du couvent d’Hyères.- Il est mort en 1255. Théologien éminent, vénéré comme un saint, son influence doctrinale fut énorme, notamment chez les spirituels qui se réclamèrent de ses écrits sur la pauvreté (notamment avec leur opposition à la déclaration pontificale Exiit qui seminat de Nicolas III concernant spécialement l’usage pauvre), mais aussi plus tard chez les Observants. Il est le frère de la Bienheureuse Douceline, vénérée à Hyères.

Bx. Christophe de Cahors
(ou de Romagne pour les Italiens), prêtre, fête le 31 octobre Né en Romagne vers 1172 et d’abord curé de paroisse, il suivit saint François en 1217, qui l’envoya dans le sud-ouest de la France, en Aquitaine. Il implanta l’Ordre des Frères Mineurs en Quercy en 1219, et passa le reste de sa longue vie à Cahors. Très aimé pour sa grande piété et renommé pour sa charité envers les pauvres et les malades ; il fut crédité de nombreux miracles de guérisons. Il est mort centenaire à Cahors (46, Lot) le 31 octobre 1272. Son culte a été confirmé par saint Pie X le 12 avril 1905. Sa vie fut écrite par le fr. Bernard de Besse, secrétaire de S. Bonaventure.

S. Bonaventure de Bagnoreggio, évêque et docteur de l’Église, fête le 15 juillet Né à Bagnoreggio (Viterbe) vers 1217, il est arrivé en 1235 à Paris pour y suivre ses études, fréquentant la faculté des Arts où on enseignait toutes les sciences de l’époque ainsi que la philosophie. Il dira plus tard que Paris était pour lui l’endroit où l’on pouvait « boire à la source du noble savoir ». Le Paris que fréquentait le jeune homme est ce qu’on appelle aujourd’hui le Quartier latin. C’est le lieu de l’Université, qui ne s’appelle pas encore la Sorbonne. Le jeune roi saint Louis a acquis en 1234 un vaste terrain, près de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, pour y faire construire ce qui deviendra le grand Couvent des Cordeliers de Paris. Marqué par l’exemple des Frères Mineurs, également dans le souvenir d’avoir été guéri d’une grave maladie pendant son enfance par l’intercession de saint François, le jeune homme fit le choix d’entrer chez les Frères Mineurs de Paris en 1243, âgé de 26 ans. Devenu Frère Bonaventure, il suivit les cours d’un maître réputé, Alexandre de Halès, premier universitaire à entrer chez les Frères Mineurs, transportant ainsi sa chaire d’enseignement en théologie chez les Frères Mineurs dès 1231. Il fut ordonné prêtre en 1244. Après la mort de son maître Alexandre en 1245, Bonaventure suivit les cours d’un autre franciscain : Eudes Rigaud, futur archevêque de Rouen. Un autre maître succédait à Eudes : Guillaume Méliton. C’est d’abord comme assistant de ce dernier que Bonaventure allait commencer à enseigner en 1248. Il devint Bachelier en théologie en 1250. Paris a été son lieu de résidence pratiquement définitif durant près de 40 ans : il y est devenu franciscain, poursuivit ses études, y enseigna, et continua même à y demeurer une fois élu Ministre général, malgré ses nombreux voyages. Il a rédigé de nombreux écrits, constituant progressivement, avec ses sermons, sa synthèse philosophique et théologique. Dès 1252, il s’était lié d’amitié avec Thomas d’Aquin qui enseignait lui-même au couvent des dominicains. En 1257, dans une ambiance assez tendue qui avait contraint le Ministre général contesté, Jean de Parme, à donner sa démission, le Chapitre général, n’arrivant pas à élire un successeur, demanda à Jean de Parme de lui désigner un frère capable d’assumer cette fonction. Celui-ci désigna Bonaventure qui fut ainsi élu Ministre général, à l’âge de 40 ans. Il allait assurer cette charge pratiquement pendant 17 ans, jusqu’en 1274. Bonaventure n’était pas présent au Chapitre qui l’avait élu, mais il choisit d’abord de rester sur place, à Paris, pour son premier acte de Ministre général, en envoyant une « lettre encyclique » dont un exemplaire fut adressé à chaque Ministre provincial. Bonaventure s’efforça d’unifier l’Ordre, menacé d’éclatement entre différentes tendances, en employant des moyens énergiques. En 1273, Grégoire X le créa cardinal et le chargea de la préparation du deuxième concile de Lyon qui devait favoriser l’union entre les Églises catholique et orthodoxes, mais il mourut soudainement le 14 juillet 1274 (la même année que saint Thomas d’Aquin). Il a été canonisé en 1482 par le Pape franciscain Sixte IV.

«Bx. » Conrad Probus, de Tubingen Originaire du Wurtemberg, il enseigna la théologie, fut prédicateur, et Ministre provincial d’Allemagne. Il devint évêque de Toul en 1280. Il est mort en mai 1296.

S. Louis d’Anjou, évêque, fête le 19 août Second fils de Charles II d’Anjou, dit « le Boiteux », roi de Sicile, comte de Provence, et de Marie de Hongrie, petit neveu de saint Louis, roi de France, Louis est né à Nocera (Salerne). Il fut envoyé, à 14 ans, comme otage à Barcelone contre la libération de son père, prisonnier de Pierre d’Aragon. En contact avec les Frère Mineurs de Barcelone et avec le spirituel Pierre-Jean Olivi, il manifesta le désir d’entrer chez les Franciscains. En 1295, le Pape Célestin V le nomma archevêque de Lyon, nomination qui resta théorique. Malgré l’opposition de sa famille, le jeune prince entra chez les Frères Mineurs et fit profession dans l’Ordre le 24 décembre 1296, mais il dut accepter sa nomination comme évêque de Toulouse par le Pape Boniface VIII. Il s’y distingua par sa vie simple, son humilité et sa pauvreté. Au retour d’une mission diplomatique en Espagne, il s’arrêta auprès de son père à Brignolles (Provence) où il tomba malade et mourut le 19 août 1297. Bien qu’il ait nettement pris parti pour les Spirituels dans les querelles qui déchiraient l’Ordre franciscain, il fut néanmoins canonisé le 7 avril 1317 par Jean XXII, le pape qui les condamna.

« Bx. » Pierre-Jean Olieu (Olivi), le Docteur Magnifique (Doctor Illuminatus) Originaire de Sérignan (34, Hérault), il fut un théologien de grande envergure et auteur de réflexions très modernes sur les questions économiques et les échanges commerciaux. Leader malgré lui de milieux laïcs dont les maladresses et les excès nuisirent gravement à sa réputation, il est, « après saint Bonaventure et Duns Scot.…Une des plus grandes personnalités franciscaines » (Raoul Manselli). Il est mort à Narbonne (11, Aude) le 14 mars 1298, âgé de 50 ans.

« S. » Gauthier de Bruges (ou Gauthier de Poitiers) Entré chez les Franciscains de Bruges vers 1240, il fut envoyé à Paris pour ses études et fut élève de Bonaventure. Enseignant lui-même de 1267 à 1269, Il fut élu Ministre provincial de France (Paris), puis devint évêque de Poitiers en 1279. Il est célèbre pour ses démêlées avec le roi de France Philippe le Bel, dont il combattit la politique religieuse. Il est mort le 22 janvier 1307. Des miracles se seraient produits sur son tombeau. Il figure sous le titre de Bienheureux dans les listes des évêques de Poitiers, et dans les documents anciens de l’Ordre des Frères Mineurs.

Bx. Jean Duns Scot, prêtre, fête le 8 novembre Né à Duns, en Ecosse, vers la fin de l’année 1265, il est entré très jeune chez les Frères Mineurs. Il fut ordonné prêtre en 1291. Après avoir obtenu les grades académiques à l’Université de la Sorbonne à Paris, il enseigna la théologie aux Universités de Cambridge, d’Oxford, de Paris et de Cologne. En 1303, ayant refusé de prendre partie pour le roi de France Philippe IV le Bel dans sa lutte contre le pape Boniface VIII (il refusa de contresigner un libelle du roi), Jean Duns Scot dut quitter précipitamment la France, et retourna à Oxford. Sur l’ordre du Ministre général, il devait revenir néanmoins à Paris où il obtint en 1305 la maîtrise en théologie. Régent au Couvent des Cordeliers, il enseigna et écrivit, se montrant l’ardent défenseur de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, et passionnant ses étudiants par sa théologie et sa spiritualité. Il fut envoyé au couvent d’études de Cologne en 1307 où une mort prématurée vint le cueillir le 8 novembre 1308. Il a été, dès sa mort, l’objet d’un culte. Jean-Paul II l’a béatifié le 6 juillet 1991.

« Bx. » Raymond Geoffroi (ou Gaufredi) Il appartenait à la famille des vicomtes de Marseille. Il fut le 13ème Ministre général de l’Ordre (1289-1295). Il est mort le 18 juin 1310.

« Bx. » Adhémar de Felzins, Issu d’une famille seigneuriale du Quercy, il fut d’abord Bénédictin. Il bénéficia d’une grande réputation de thaumaturge, et de nombreux miracles lui furent attribués. Il est mort à Figeac (46, Lot) vers 1310.

 « Bx. » Roger de Provence, Religieux de haute contemplation, renommé pour ses extases et ses visions. Il est mort vers 1310.

« Bx. » Pierre d’Auriole, Originaire du Quercy, il fut un philosophe et théologien scolastique de valeur. Peu de temps avant sa mort, il fut brièvement Ministre provincial d’Aquitaine, puis archevêque d’Aix. Il est mort à Avignon le 10 janvier 1322.

« Bx. » François de Meyronnes, le Docteur Magnifique (Doctor Illuminatus) Originaire de la région de Barcelonnette (04, Alpes-de-Haute-Provence), il enseigna à Paris, et fut Ministre provincial de Provence. Il fut un disciple éminent et original du Bx. Jean Duns Scot. Il est mort vers 1328.

 « Bx. » Michel Magot, Religieux laïc, du couvent de Toulouse. Il était d’une austérité héroïque, passant son temps à l’église dans la prière et la contemplation, y subissant parfois les assauts de Satan. Des miracles lui ont été attribués. Il est mort à Toulouse en 1334.

« Bx. » Richard de Bourgogne, évêque Il est l’un des trois martyrs franciscains d’Almaligh, en Asie centrale, en 1340.

 « Bx » Raymond Ruphi, Originaire de Provence, il est l’un des trois martyrs franciscains d’Almaligh, en Asie centrale, en 1340.

 « Bx. » Pierre Martelli, frère laïc Originaire de Provence, il est l’un des trois martyrs franciscains d’Almaligh, en Asie centrale, en 1340.

 « S.» Jean Discalceat, prêtre (cause de béatification déposée) Né à Saint-Vougay (dans le Léon, en Bretagne), en 1279, étudiant au Chapitre cathédral de Rennes, il fut ordonné prêtre en 1303 pour le diocèse de Rennes. Il devint curé (recteur, en Bretagne) de Saint-Grégoire à Rennes (où une rue porte son nom). Attiré par la spiritualité franciscaine, il choisit d’entrer chez les Frères Mineurs (Cordeliers) de Quimper en 1316. Frère Jean Discalceat (« le Déchaussé ») y consacra sa vie au service des pauvres et des malades jusqu’en 1349, date de sa mort, victime de la Grande Peste en soignant les pestiférés. Bienfaiteur des pauvres, il est, dès sa mort, l’objet de la vénération populaire qui le considère comme un saint (l’appelant affectueusement en breton « Santig Du » Le petit saint noir).

S. Déodat Aribert, de Rodez, martyr, fête le 14 novembre Né au XIVe siècle, originaire de Rodez (Aveyron), il entra chez les Frères Mineurs de la Province d’Aquitaine et fut envoyé en Terre Sainte en 1384. Dans l’espoir de faire connaître le Christ et de trouver le martyre, il prépara soigneusement, avec ses compagnons, une plaidoirie de la foi chrétienne qu'il exposa au Cadi de Jérusalem le 11 novembre 1391. Refusant de se rétracter avec ses compagnons, il fut flagellé, étranglé et brûlé le 14 novembre 1391. Il est ainsi l’un des 4 martyrs franciscains de Jérusalem, compagnons de Saint Nicolas Tavelic. Paul VI les a canonisé le 21 juin 1970.
S. Pierre de Narbonne, martyr, fête le 14 novembre Né au XIVe siècle à Narbonne, il entra chez les Frères mineurs de la Province de Provence et fut envoyé en Terre Sainte en 1384. Dans l’espoir de faire connaître le Christ et de trouver le martyre, il prépara soigneusement, avec ses compagnons, une plaidoirie de la foi chrétienne qu'il exposa au Cadi de Jérusalem le 11 novembre 1391. Il est ainsi l’un des 4 martyrs franciscains de Jérusalem, compagnons de Saint Nicolas Tavelic. Refusant de se rétracter avec ses compagnons, il fut flagellé, étranglé et brûlé le 14 novembre 1391. Paul VI les a canonisé le 21 juin 1970.

« Bx. » Francesc Eiximenis, Auteur spirituel catalan. Il est mort en 1409.

 « Bx. » Henri de Baume, Il fut le directeur spirituel de sainte Colette de Corbie. Par son intermédiaire, Colette, autorisée en 1406 par le pape d’Avignon Benoît XIII à entreprendre la mission de renouveler toute la famille franciscaine comme elle s’y sentait appelée, entraîna dans son élan rénovateur un grand nombre de religieux, spécialement en Suisse romande, en Bourgogne et dans le nord de la France. Henri de Baume est mort en à Besançon (25, Doubs) le 23 février 1439.

 « Bx. » Élie de Bourdeilles

Élie ou Helie de Bourdeilles - né en 1413 dans une famille noble du Périgord, Élu évêque de Périgueux 1437 - Archevêque de Tours 1468, Il a été créé cardinal en 1483 et est mort le 5 juillet 1484 en odeur de sainteté.
A peine entré dans l'Ordre franciscain, les chanoines de Périgueux le choisirent pour évêque. Il partit à Rome faire annuler cette élection, mais Eugène IV lui intima l'ordre d'occuper son siège. Trente ans plus tard, sur l'ordre de Louis XI, il devint archevêque de Tours, le roi le faisant nommer cardinal et le prenant comme confesseur. Son biographe s'étend longuement sur sa bonté, son austérité et son amour de la nature. Il garda la pauvreté franciscaine même sous la pourpre cardinalice, dormant sur un banc quelques heures seulement, afin de rien distraire à Dieu.

« Bx. » Olivier Maillard,
Originaire de Bretagne, il fut Vicaire provincial et général de l’Observance ultramontaine, célèbre prédicateur populaire. Avec la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb, membre du 3ème Ordre franciscain, il fut témoin de la conscience missionnaire qui se manifesta dans le vicariat de France en 1493 : une multitude d’observants se présentèrent à lui pour aller prêcher la foi dans les nouvelles terres des Amériques. Il est mort à Toulouse en 1502.

« Bx.» Thomas Illyricus, Frère Mineur Observant d’origine croate (Dalmatie), il fut un prédicateur populaire célèbre au début du XVIe siècle et se fit entendre dans plusieurs villes du sud-ouest, entre autres à Toulouse et Bordeaux. Il est à l’origine du pèlerinage de Notre-Dame d’Arcachon (33, Gironde). Il est mort à Carnolès, près de Menton (06, Alpes-Maritime) en 1528.

« Bx. » Gabriel-Maria (Gilbert Nicolas) Originaire de l’Auvergne, il fut Vicaire provincial et général de l’Observance ultramontaine. Il fut le confesseur de la reine répudiée, sainte Jeanne de France (fille de Louis XI), et fut le co-fondateur avec elle de l’Annonciade. Il est mort à Rodez (12, Aveyron) le 27 août 1532.

« Bx. » Ange del Pas, Originaire de Perpignan (66, Pyrénées-Orientales), il a été prédicateur, théologien, et défenseur des couvents de Récollection de sa Province de Catalogne. Il est mort à Rome le 23 août 1596. Sa Cause de béatification a été introduite le 7 juin 1625.

S. Jean Jones, prêtre et martyr, fête le 12 juillet Né en Angleterre au XVIe siècle, Jean Jones fut contraint d’émigrer en France à cause des persécutions religieuses. Il entra chez les Frères Mineurs de Pontoise où il pris le nom de Frère Godefroid. Ordonné prêtre à Reims, il retourna en Angleterre en 1592 et exerça clandestinement son ministère à Londres. La persécution ayant repris, il fut arrêté, emprisonné et torturé. Il a été pendu le 12 juillet 1598. Béatifié en 1929, il a été canonisé en 1970 par Paul VI.

S. Jean Wall, prêtre et martyr, fête le 12 juillet Né à Lancaster (Angleterre) en 1620, Jean Wall étudia au collège anglais de Douai où il entra au noviciat des Frères Mineurs en 1645. Il y exerça par la suite la charge de vicaire et de maître des novices. Il rentra dans son pays natal en 1656 et y exerça son ministère pendant 22 ans. La persécution ayant repris, il fut arrêté en avril 1679 et pendu le 22 août suivant. Béatifié en 1929, il a été canonisé en 1970 par Paul VI.

Bx. Richard de Sainte-Anne
, prêtre et martyr, fête le 10 septembre Né en 1585 à Ham-sur-Heure (Wallonie), Lambert Trouvez entra en 1604 chez les Frères Mineurs au couvent de Nivelles comme frère laïc et pris le nom de Frère Richard. Il fut un ardent partisan de la réforme de l’Ordre appelée « Récollection ». C’est sans doute pour traiter de la réforme qu’il se rendit à Rome en 1606. Il fut choisi pour se rendre aux Indes Orientales et, dans ce but, fut incorporé à la Province alcantarine de Madrid, où, il ajouta à son nom celui de « Sainte-Anne ». Il partit en 1608 pour les Philippines, en passant par le Mexique. Il fut ordonné prêtre aux Philippines. Il gagna le Japon en 1613, dut revenir aux Philippines à cause de la persécution, mais devait revenir clandestinement au Japon en 1617. Dénoncé, il fut arrêté en 1621, emprisonné, et brûlé vif avec 43 compagnons à Nagasaki. Il a été béatifié, avec les Martyrs du Japon, le 7 juillet 1867 par Pie IX.

Gabriel de la Ribourde, Originaire de la « Brie champenoise », il entra chez les Récollets et fut missionnaire au Canada. Il fut le premier Commissaire provincial du Canada lors du retour des Récollets dans ce pays. Il fut massacré par des Indiens, dans l’Illinois, le 19 septembre 1680.

 Vén. Jean-Baptiste de Bourgogne (Claude-François du Tronchet) Originaire du Jura, il était le frère d’un camérier du pape Clément XI. Il fit ses études à Rome. Tout jeune prêtre, malade, il est mort à l’âge de 26 ans à Naples, le 22 mars 1726. L’ « héroïcité de ses vertus » fut proclamée par Benoît XV le 9 janvier 1916.

S. Théophile de Corte, prêtre, fête le 19 mai Né à Corte, en Corse, en 1676, le jeune Blaise entre en 1693 chez les Frères Mineurs de l’Observance sous le nom de Frère Théophile. Parfait observateur de la Règle, ami de la pauvreté et de la solitude, il fut très populaire parmi les corses, jouissant d’une réputation de sainteté et de thaumaturge. Il fut le fondateur de couvents de « récollection » (ritiri) en Italie. Il est mort à Fucecchio, en Toscane, le 19 mai 1740. Béatifié en 1895 par Léon XIII, il a été canonisé en 1930 par Pie XI.

B. Jean-François Burté, prêtre et martyr, fête le 2 septembre Né à Rambervillers (Vosges) en 1740, il fit ses études chez les Jésuites et entra en 1757 chez les Frères Mineurs (Cordeliers) de Nancy. En 1771, tous les Observants de France furent contraints de passer aux Conventuels, par décision de la Commission des Réguliers instaurée par Louis XV pour réformer la vie religieuse en France. Jean-François Burté, religieux savant, devint bibliothécaire du Grand Couvent des Cordeliers de Paris. À la Révolution, il ne prêta le serment à la Constitution Civile du Clergé qu’avec des restrictions. Arrêté, puis emprisonné aux Carmes (ancien couvent devenu prison), toujours à Paris, il fit partie des 191 victimes des Massacres de Septembre, le 2 septembre 1792, béatifiées le 17 octobre 1926 par Pie XI.

B. Jean-Baptiste Triquerie, prêtre et martyr, fête le 22 janvier Né à Laval (Mayenne) en 1737. Enfance et études à Nantes. Entrée chez les Frères Mineurs (Cordeliers) à Olonne en 1753 où il fit son noviciat. Il fut gardien de ce couvent en 1778. En 1771, tous les Observants de France furent contraints de passer aux Conventuels, par décision de la commission des réguliers instaurée par Louis XV pour réformer la vie religieuse en France. Jean-Baptiste Triquerie fut un confesseur et prédicateur renommé, habile administrateur. À la Révolution, il fut arrêté à Laval en 1793 et emprisonné avec d’autres prêtres. Les Martyrs de Laval ont été guillotinés le 21 janvier 1794. Ils ont été béatifiés en 1955 par Pie XII.

Le Serviteur de Dieu Simon Valadier, de Bussières, Il fut prédicateur de Missions populaires, auteur d’opuscules de piété, et fondateur de la Congrégation des Franciscaines de Notre-Dame de la Mission. Il est mort à Messeix (63, Puy-de-Dôme) le 9 décembre 1881.

(En 1973, la Congrégation des Filles de N.D. de la Mission s'est unie avec 6 autres, pour créer la Congrégation des Soeurs de Saint François d'Assise de Montpellier)

S. André Joseph Bauer, frère laïc et martyr, fête le 8 juillet. Né en 1866 à Guebwiller, près de Strasbourg (Alsace), il entra chez les Frères Mineurs de la Province de Paris en prenant d’abord l’habit de frère oblat au couvent de Paris en 1886, et fut cuisinier dans les couvents de Roubaix et de Paris. Il prit l’habit de Frère Mineur en 1895. Il partit en Chine en 1899 comme « socius » (compagnon) de Mgr Fogolla, évêque coadjuteur de Mgr Grassi, vicaire apostolique du Chan Si. Il fait partie des Martyrs de Chine, massacrés en haine de la foi lors de la révolte des Boxers le 9 juillet 1900. Béatifié en 1946, il a été canonisé le 1er octobre 2000 par Jean-Paul II.

 S. Théodoric Balat, prêtre et martyr, fête le 8 juillet Né en 1858 à Saint Martin de Taur (diocèse d’Albi), il entra chez les Frères Mineurs de la Province d’Aquitaine en 1880, prononça ses vœux solennels en 1884 et fut ordonné prêtre à Paris la même année. Il partit pour la Chine où il arriva, après des péripéties, en 1885. Il devint maître des novices, procureur des missions et chargé de l’assistance spirituelle des Franciscaines Missionnaires de Marie (dont 7 allaient être martyrisées avec lui et André Bauer le 9 juillet 1900 lors de la révolte des Boxers). Béatifié en 1946 et canonisé le 1er octobre 2000 avec les Martyrs de Chine par Jean-Paul II.

Bx. Valentin Paquay, prêtre Il est né en 1828 à Tongres (Belgique). Après ses études au collège, il entra en 1845 au Petit Séminaire de Saint-Trond (Sint Truiden). Se sentant appelé à la vie religieuse, il entra en 1849 au couvent des Frères Mineurs de Thielt (Flandre). Envoyé achever ses études au couvent de Saint-Trond, il y fut ordonné prêtre en 1854, puis fut envoyé renforcer la communauté de Hasselt où il passera le reste de sa vie. il fut vicaire puis gardien du couvent de Hasselt, ainsi que définiteur provincial en 1890 et 1899. Grand prédicateur et confesseur, son activité apostolique fut spécialement assurée dans les milieux populaires et les instituts religieux. Il est mort à Hasselt le 1er janvier 1905. Son renom de sainteté était tel que sa Cause de béatification fut introduite en 1907, introduite officiellement en Cour de Rome par un décret du 22 novembre 1922. Deux miracles furent reconnus à son intercession. En 1924 eut lieu l’ouverture du procès apostolique, la reconnaissance de ses reliques en 1926 (exhumation du cercueil et transfert des restes de son corps dans une chapelle funéraire). La reconnaissance officielle de l’héroïcité des vertus eut lieu le 4 mai 1970 en présence de Paul VI. Valentin Paquay a été béatifié le 9 novembre 2003 par Jean-Paul II.

Bx. Frédéric Janssoone, prêtre, fête le 5 août Né en 1838 à Ghyvelde (Nord de la France), Frédéric Janssoone entra chez les Frères Mineurs en 1864. Il fut ordonné prêtre en 1870 à Bourges. D’abord sous maître des novices, puis prédicateur talentueux à Bordeaux, il a été nommé Vicaire de la Custodie de Terre Sainte en 1876 et anima des pèlerinages, construisit des églises, chercha à améliorer les rapports entre les différentes confessions chrétiennes autour des Lieux Saints. Envoyé au Canada en 1888, le « bon père » Frédéric parcourait le pays, prêchant des missions et retraites paroissiales, quêtant pour la Terre Sainte mais aussi pour l’église des Franciscaines Missionnaires de Marie à Montréal et pour la construction du monastère des Clarisses de Valleyfield. Apôtre du Tiers-Ordre, il écrivit et fonda plusieurs revues franciscaines et mariales, contribuant à relancer le pèlerinage canadien de Cap-de-la-Madeleine. Il est mort le 4 août 1916, et a été béatifié le 25 septembre 1988 par Jean-Paul II.

Les quatre franciscains morts en déportation.  Durant l’été 1943, douze frères du scolasticat de Champfleury dans la région parisienne, furent contraints au service du travail obligatoire et emmenés à Cologne en Allemagne, ils établirent un réseau d'action catholique et de résistance spirituelle y alliant accueil souriant et charité concrète en bons franciscains.
Un décret des autorités nazies interdit toute activité apostolique aux français immigrés en Allemagne, à la suite de quoi ils furent arrêtés avec de nombreux militants chrétiens et condamnés, "en haine de la foi chrétienne" et conduits en camp de concentration à Halberstadt. Les conditions de vie y étaient insupportables. Quatre frères y moururent “martyrs de la charité”, au début de 1945. Le Cardinal Decourtray, président de la Conférence des évêques de France, a rendu publique l’ouverture de leur cause de béatification, le 14 septembre 1988, en même temps que celle d’autres jeunes français morts également en camp de déportation. Voici comment sont morts ces 4 jeunes franciscains :
Frère Gérard-Martin CENDRIER, Originaire de Paris, il était débordant de dévouement et de bonté, surtout auprès des malades. Il partageait tout ce qu’il avait, même sa maigre ration de pain. Peu après la fête de Noël 1944, il était renvoyé de «l’hôpital» où on ne le trouvait pas assez malade et il est mort le 24 janvier 1945 en rentrant au baraquement au bras d’un camarade. Il est tombé dans la neige en souriant et sans se plaindre. Il avait vécu jusqu’au bout la « Joie parfaite » de saint François. Il avait 25 ans.
Frère Xavier BOUCHER, Ce vosgien avait le goût de la solitude, du silence et de la prière. De nature délicate il souffrait beaucoup de la promiscuité des camps de travail. Il était plein d’attention pour les plus faibles, et sa délicatesse étonnait dans ce milieu rude, presque barbare. Lui aussi ne put être soigné à «l’hôpital» du camp et il est mort seul, en silence et dans la paix le 15 mars 1945. Ayant 24 ans, il était le plus jeune des franciscains du camp.
Frère Roger LE BER, Ce breton de Landivisiau était timide, profond et méditatif. Il aimait tout le monde autour de lui et tout le monde l’aimait. Après la mort de Gérard et de Xavier, il perdit rapidement ses forces. Un jour il dut quitter Halberstadt pour rejoindre un autre camp. Mais il ne pouvait marcher assez vite à cause de sa faiblesse. Il se laissa distancer tellement qu’un soldat allemand, l’abattit à bout portant, le laissant mort sur la route. C’était le 12 avril 1945, il avait 25 ans.
Frère Louis PARAIRE, Venant de Vincennes près de Paris, il était très distrait, sachant rire de lui-même, mais toujours soucieux de répandre autour de lui un climat de charité et de fraternité très unie. Il était déjà bien affaibli quand, en avril 1945, vint le temps du regroupement des camps. Le camp de Buchenwald étant surchargé, quatre à cinq mille prisonniers furent transférés vers le camp de Dachau. Le voyage se fit en chemin de fer, à partir de la gare de Weimar, en wagons de marchandises, une centaine par wagon. Ce fut un véritable train de la mort. La dysenterie était générale et Louis en souffrit plus que les autres. Le Frère Éloi Leclerc a décrit ce voyage épouvantable de 21 jours. Le frère Louis est mort avant l’arrivée au camp de Dachau où les prisonniers furent libérés par les américains. Louis est mort dans le wagon alors que les autres frères chantaient auprès de lui le Cantique de frère Soleil de saint François. Il a rendu le dernier soupir dans la foi et la patience joyeuse des saints. Il est mort le 26 avril 1945, il avait 26 ans. Ces quatre franciscains ne comptaient que 5 ou 6 années de vie religieuse. Ils sont morts comme de vrais frères mineurs, anonymes, sur la route ou sur une civière d’un obscur camp de la mort. En silence ou en priant. Ils ont accueilli avec le sourire notre sœur la mort corporelle « à qui nul homme vivant ne peut échapper ». Ces quatre frères morts en camp au printemps de 1945, ont rejoint les martyrs de l’histoire antérieure. Ils méritent d’être un jour comptés au nombre des saints de l’Ordre des Frères Mineurs. (leur cause de béatification a été introduite avec celle des 49 prêtres, religieux et militants laïcs français, morts en déportation, en haine de la foi).

(d'après un dossier rédigé par fr. Hugues DEDIEU, archiviste de la Province franciscaine de France-Belgique))

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Date de création : 09/07/2014 * 15:43
Dernière modification : 26/08/2014 * 08:57
Catégorie : - Histoire : Les saints frères qui illustrèrent notre province
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12 h : messe communautaire
18 h 30 : prière silencieuse
19 h : vêpres
DIMANCHE messe à 10 h 30

location des salles

Descriptif

Salle Duns Scot

80 m2, jusqu'à 40 personnes. Une salle agréable, d'accès immédiat puisque située au rez-de-chaussée.

Petites salles de réunion

Egalement au rez-de-chaussée, 4 petites salles conviviales pour 4 à 8 personnes.

Salle Saint-Antoine de Padoue

de 100 à 300 m2, avec une scène (jusqu'à 200 places).

Une salle moderne, en sous-sol, avec une vaste scène, un rideau électrique. Une puissante sono, avec micros fixes et sans-fil. Connection internet haut-débit, vidéo-projecteur. L'éclairage permet de diviser la salle en différentes zones, et distingue la scène de la salle. Une salle donc spécialement adaptée aux conférences.

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